Un chat Bengal sème le trouble au Jardin des Plantes de Toulouse

Anna Lindo

Un félin domestique au fort instinct de chasseur trouble la faune du Jardin des Plantes de Toulouse.

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Des promeneurs ont aperçu un chat de type Bengal dans les allées du Jardin des Plantes de Toulouse.

Bien qu’appartenant à une habitante, l’animal s’en prend aux oiseaux et aux petits mammifères, suscitant l’inquiétude pour la biodiversité du parc.

Repéré en pleine chasse dans un parc urbain

Le chat, identifié comme un Bengal domestique, a été filmé en train de chasser un écureuil, provoquant un effondrement du nombre de ces petits mammifères au sein du parc (« ils étaient 35 au début de l’année, ils ne sont plus que 10 » selon un témoin).

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Ce type de chasse est cohérent avec ce que l’on sait du Bengal, qui conserve un instinct de prédation développé.
La municipalité affirme qu’elle a demandé à la propriétaire de limiter la sortie de l’animal — mais souligne qu’il n’est pas légalement possible de l’obliger à le garder strictement chez elle.

Le Bengal : domestique, mais toujours chasseur

Le Bengal est le résultat d’un croisement entre un chat domestique et le Chat‑léopard d’Asie. Il en résulte une morphologie athlétique et un fort besoin d’exercice.
Il possède notamment :

  • un corps puissant, musclé.
  • un instinct de chasse très marqué : il aime traquer, bondir, capturer.
  • une curiosité importante, et un potentiel de fugue élevé s’il est très actif.

Les conséquences sur l’écosystème du parc

La présence de ce chat dans un espace vert protégé pose plusieurs questions :

  • Une baisse observable des écureuils pourrait résulter de ce prédateur supplémentaire.
  • Les oiseaux et petits mammifères sensibles sont vulnérables face à un félin entraîné à chasser.
  • Même domestique, le chat exerce un effet de pression sur la faune locale, d’autant plus dans un milieu urbain déjà fragilisé.

Que peut faire la municipalité ? Que peut faire le propriétaire ?

Pour la municipalité :

  • Sensibiliser les propriétaires d’animaux domestiques à l’impact de leurs félins sur la biodiversité des espaces verts.
  • Encourager ou imposer, lorsque c’est possible et légal, la tenue en laisse ou la restriction des sorties, en particulier pour des races à fort instinct de chasse.
    Pour le propriétaire :
  • Privilégier une sortie tardive ou restreinte de l’animal, comme suggéré par la mairie.
  • Assurer une bonne stimulation de l’animal à domicile (jeux, hauteur, parcours) pour réduire son besoin de chasser dehors.

En conclusion

Un chat Bengal — certes domestique — agit dans ce contexte comme un perturbateur potentiel de la faune d’un parc urbain. Cela rappelle que même nos compagnons familiers peuvent avoir des impacts environnementaux, surtout lorsqu’ils conservent de puissants instincts naturels.
Cette situation pose un choix : soit adapter notre gestion de l’animal, soit accepter les conséquences pour l’écosystème.
N’hésitez pas à partager votre point de vue : pensez‑vous que certaines races domestiques devraient avoir un accès limité en dehors ?

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Anna Lindo

Je m'appelle Anna, spécialiste de l'actualité sur les chiens et les chats. Passionnée par le monde animal, je déniche et partage les dernières informations pour aider les maîtres à rester informés et à mieux comprendre leurs compagnons. Mon objectif est d'inspirer et d'accompagner chaque amoureux des animaux au quotidien.

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