Il y a encore quelques années, le chien restait la référence de l’animal de compagnie français. Ce n’est plus vraiment le cas. Les chiffres qui circulent depuis le début de l’année le confirment noir sur blanc : le chat s’est définitivement installé comme le compagnon numéro un dans les foyers français, et septembre est justement le mois où cette tendance se donne à voir, entre salons félins et campagnes de sensibilisation à l’identification.
Un basculement désormais installé
Selon les données sectorielles les plus récentes, la France compterait environ 16,6 millions de chats contre 9,7 millions de chiens, un écart qui s’est creusé année après année depuis le début des années 2020. Le chat est aujourd’hui présent dans un peu plus de 3 foyers sur 10, devant le chien. Plusieurs explications reviennent régulièrement chez les professionnels du secteur : la vie en appartement, le télétravail qui favorise un animal plus autonome dans la journée, et un coût d’entretien globalement perçu comme plus accessible qu’un chien, même si les frais vétérinaires progressent aussi pour les félins.
Le baromètre I-CAD, qui recense les identifications officielles, va dans le même sens : en 2025, près de 895 000 chats ont été identifiés contre environ 638 000 chiens. Un chiffre qui cache toutefois une réalité moins réjouissante : le niveau d’identification féline reste le plus bas depuis cinq ans, alors même que l’identification est obligatoire depuis 2012 pour tout chat né après le 1ᵉʳ janvier de cette année-là, dès l’âge de sept mois. Beaucoup de maîtres pensent encore, à tort, que cette obligation ne concerne que les chiens.
Les salons félins reprennent leurs quartiers
Septembre marque aussi la reprise de la saison des expositions félines. Les amateurs de races peuvent notamment se rendre au Lyon Animal Show les 5 et 6 septembre, au salon du chat de Dreux les mêmes jours, ou encore à celui de Marsac, en Nouvelle-Aquitaine, les 26 et 27 septembre. Ces rendez-vous sont une bonne occasion de rencontrer des éleveurs sérieux, de découvrir des races moins courantes et d’échanger avec des professionnels sur les questions de santé et de comportement propres à chaque lignée.
Ce que cette popularité change concrètement
Cette place grandissante du chat dans les foyers a une conséquence directe sur l’offre disponible pour les propriétaires : les laboratoires vétérinaires, les assureurs santé animale et les fabricants d’accessoires investissent de plus en plus sur le segment félin, longtemps resté moins innovant que celui du chien. Les contrats d’assurance santé féline se multiplient, avec des formules qui intègrent désormais des forfaits prévention (vaccins, stérilisation, bilan annuel), signe que le marché prend le chat au sérieux comme animal à part entière, et non plus comme le compagnon « facile » qu’on associait autrefois à l’idée qu’il se débrouille seul.
Le rappel administratif de la rentrée
Si vous avez adopté un chaton cet été, ou si votre chat a changé d’adresse avec vous, profitez de cette rentrée pour vérifier que son identification est bien à jour dans le fichier national. C’est une démarche rapide chez le vétérinaire, et c’est souvent ce qui fait la différence entre un chat perdu qui retrouve sa famille en quelques heures et une recherche qui traîne pendant des semaines. Les pertes de chats représentent d’ailleurs la grande majorité des signalements enregistrés chaque année par l’I-CAD.
Chez Zepetcoach, on voit passer de plus en plus de questions de propriétaires de chats sur notre service de coaching, preuve que cette tendance se ressent aussi dans les usages quotidiens. Le chat n’est plus le second animal du foyer : il est devenu, pour beaucoup de Français, le premier.